Visite terrain du civagrihack à Daloa : les paysans évoquent la difficulté de commercialisation de leurs produits

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Visite terrain du civagrihack à Daloa : les paysans évoquent la difficulté de commercialisation de leurs produits

La visite terrain du Civagrihack étape de Daloa s’est déroulée le 18 juillet dernier à Gonaté  à 20 Km de Daloa. Les compétiteurs se sont imprégnés des réalités des producteurs de cette région. Ces derniers ont  déploré les difficultés qu’ils ont à commercialiser leur production.

 « L’an dernier, les acheteurs prenaient le tricycle plein à 35 000 FCFA  après qu’ils aient eux même déterrés les tubercules de manioc. Mais pour cette année, nous même cultivateurs déterrons nos tubercules et eux décident de le payer à 10.000 fcfa ». Voilà  comment Vanié Adophe cultivateur à Gonate explique la raison pour laquelle son champ de manioc est à l’abandon. Les tubercules pouvant rester 3 ans en terre, il espère entre temps avoir une meilleure proposition. Fofana Drissa, riziculteur est également dans la même situation «  Après la récolte nous vendons le riz entre 250 et 300 fcfa le kg. Si l’on pouvait aller au-delà nous serions heureux »  explique le  riziculteur qui déplore aussi le prix auquel ses clients lui achètent sa marchandise. Il précise qu’il est obligé de le « vendre souvent à crédit ».

Comment  vendre leur production afin de jouir de leur travail est une équation à laquelle les paysans de la région des antilopes cherchent toujours une solution. Prix non homologues, non maitrise du circuit de vente et d’écoulement de leur produits inquiètent ces paysans. Une solution sera-t-elle trouvée via le hackathon civagrihack afin de les soulager ?

« Sur le terrain nous avons constaté que les producteurs ont de plus en plus de mal à écouler leurs marchandises. Nous comptons mettre en place une plateforme pour faciliter la rencontre des producteurs avec les acheteurs » affirme Fofana Liwolo  du groupe benkadi étudiant en géologie appliqué à l’université Jean Lorougnon Guédé de Daloa.

Pour Kanga Adjoua Annicette,  membre du groupe des ingénieurs du virtuel, étudiante à l’Université Virtuelle d‘Abidjan en multimédia et âges numériques, la visite terrain a eu un impact positif sur leur projet : « nous sommes focalisé sur la culture du riz. Nous avions déjà énumérer les différents problèmes donc c’était plus facile pour nous » 

Le hackathon civagrihack s’inscrit dans le cadre du projet de solutions numériques pour le désenclavement des zones rurales et l’e-agriculture  (PSNDEA) qui vise à trouver des solutions numériques pour des problèmes précis dans le monde agricole. Il est financé par la Banque Mondiale et est exécuté sur le terrain par le ministère de la communication, de l’économie numérique et de la poste  (MENUP) et le ministère de l’agriculture du développement rural (MINADER).

R.Y

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